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08 décembre 2008

Méchants séparatistes...


Ce matin, en écoutant ma dose quotidienne de sensationnalisme, je suis tombé sur cette nouvelle :

Les services de renseignement canadiens craignaient des actes terroristes à Québec lors des fêtes du 400e.

Le Journal de Montréal a obtenu un rapport du Centre intrégré d'évaluation des menaces (CIEM) grâce à la loi d'accès à l'information.

Le document donne un aperçu du contexte de la menace terroriste et des risques de violence politique qui pouvait planer sur les festivités, incluant le Sommet de la Francophonie et le Congrès eucharistique international.

Les extrémistes liés à Al-Qaïda sont d'abord cités dans le rapport.

Ensuite, ce sont les extrémistes séparatistes qui apparaissent sur la liste des menaces potentiels.

Ces informations ont tôt fait de réagir des indépendantistes.

Un membre des Jeunes Patriotes du Québec ainsi que le directeur du journal Le Québécois trouvent ridicule et farfelu ces menaces.


J'aimerais tellement voir les renseignements officiels obtenus du CIEM. De parler d'Al Qaïda et d'extrémistes séparatistes dans la même nouvelle, sans pour autant donner de détails, c'est mettre ces deux groupes au même niveau.

Al-Qaïda est une organisation terroriste reconnue mondialement andis que "les extrémistes séparatistes" n'est en fait aucunement un mouvement précis mais bien une expression visant à faire peur.

À mon avis, ce genre de nouvelle ne semble ni plus ni moins qu'un geste de propagande contre le mouvement indépendantiste. Si ce n'est pas le cas, j'aimerais avoir plus de détails sur ce rapport de la CIEM !

04 décembre 2008

Coup d'état ???

Coup d'état : Un coup d’État ou un putsch est un changement de pouvoir soudain, imposé par surprise, par une minorité utilisant la force. On le distingue d'une récolution en ce que celle-ci est populaire et massive. Par exemple, la Récolution iranienne est une révolution populaire, alors que le dictature des colonels en Grèce est la conséquence d'un coup d'État. (Source Wikipedia)


Dans la situation actuelle, peut-on vraiment parler de coup d'état ??? À lire la définition je ne crois pas. Ce qui se passe présentement, c'est une coalition qui annonce qu'elle va prendre le pouvoir à une date définie si les négociations ne vont pas en leur sens. De plus, cette coalition représente une majorité (62 %) des élus. Cette prise de pouvoir n'est pas soutenue par une utilisation de la force.

On peut aussi ajouté que cette procédure, bien qu'utilisée pour la première fois au Canada, est permise et encadrée par la constitution et par le système parlementaire Britannique, qui est encore en place ici.

En bout de ligne, est-il plus démocratique qu'un chef de gouvernement suspende le parlement pour éviter de faire face à un vote de confiance, sachant pertinemment que celui-ci prouverait qu'un majorité des élus n'ont plus confiance en lui ou bien, qu'une majorité des élus (qui représentent une majorité de la population) exprime clairement leur manque de confiance envers ce chef de gouvernement et tente de le remplacer ?


01 octobre 2008

Barrons le chemin...

Hier, je suis tombé sur une lettre ouverte de Richard Desjardins au Journal de Montréal. Un excellent texte en cette période de droititude politique ! Je vous invite donc à la lire et à la faire circuler....

À moins de cataclysme, les conservateurs vont sortir majoritaires aux élections. C'est l'arrivée sur la plage d'une lame de fond qui se prépare depuis longtemps. De longues années, les libéraux ont pu gouverner sans l'Ouest, jusqu'à en devenir arrogants pour tous. Le scandale des commandites en est l'illustration précise. On dirait que la population juge qu'ils n'ont pas été assez punis. Et ce n'est pas l'arrivée d'un scout vertueux à leur tête qui va changer quelque chose. Sa loi sur la clarté, il va la payer. Aujourd'hui, il n'y a pas encore une seule pancarte libérale à Rouyn-Noranda. On aime ça, nous, des «chefs», des «quelqu'un-qui-sait-où-c'qui-s'enva». Alors là, on va être servis. Harper va évidemment faire le plein des voix chez lui, dans l'Ouest, et ramasser les votes de droite de l'Est du pays qui se terrent dans tous les partis. Ceux qui sont tannés d'entendre parler «social, environnemental, culturel» et qui se sentaient un peu coincés dans cette gang de sciences humaines pas d'maths, eh bien, ils vont se défouler. (En fait, tout a commencé avec la publication du fameux code de vie d'Hérouxville qui interdit la lapidation des femmes adultères mais ne semble pas proscrire l'inceste. Ni les coupes à blanc, ni les mégaporcheries.)

Aujourd'hui, ce qu'on veut, c'est de l'économique vaporisée d'eau bénite! Vous les avez vus émerger dans la campagne électorale, ce monseigneur, ce cardinal, aux prises avec d'innombrables dossiers de pédophilie dans le placard et qui prétendent vouloir régenter les règles sexuelles du bon peuple? Encore la semaine passée, sur le portail Internet de l'Archevêché de Montréal, il était écrit à la rubrique de la pensée du jour: «Le silence est le plus beau bijou de la femme, mais elle ne le porte pas souvent.» Le phénomène est d'ailleurs répandu dans à peu près tout l'Occident. Les Italiens ont élu Berlusconi, une crapule financière notoire, propriétaire de chaînes de télé majeures. Le nouveau président français Sarkozy est devenu le caniche du pape et festoie ouvertement avec les richissimes de son pays. Il appelle son mouvement la «droite décomplexée».

Et la droite décomplexée, ça sort la strap. Ça met en prison pour la vie des kids de quatorze ans qui ont perdu la tête à un moment donné. Ça laisse un ressortissant juvénile canadien se faire juger en cour martiale américaine à Guantanamo. On a senti la virulence de cette droite dans l'affaire des «Artisses». Alors qu'il sait très bien que 80% des artistes ne gagnent pas 20 000 $ par année, Harper continue de justifier sa coupure de 45 millions en affirmant qu'il n'a pas à payer des robes de gala. Or, ce sont des écoles de formation - multiplicatrices de jobs - qui passent à la trappe. Mais varger sur ce petit groupe bruyant et qui ne votera jamais pour lui, c'est winner, ça permet d'aller chercher ces précieux votes qui lui manquent pour obtenir la majorité et aussi, ça fait oublier qu'au même moment où sa ministre faisait la job de bras dans les subventions, il achetait des hélicoptères militaires (292 M $) pour continuer sa guerre dont la majorité de la population ne veut pas.

Au fait, on n'en parle plus beaucoup de la guerre en Afghanistan. J'aurais une question comme ça en passant: Si la mission est d'aller rétablir la démocratie là-bas, pourquoi on n'attaque pas le Soudan, le Zimbabwe, l'Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine et la Russie?

Soyons sérieux. Parlons d'économie maintenant puisqu'on arrive en fin de campagne. Parce qu'au fond, comme j'ai entendu dire cette semaine, ce n'est pas l'environnement qu'on veut réellement sauver, mais les jobs.

Comme si ces réalités n'étaient pas reliées. Pour simple exemple, l'extraction massive du pétrole bitumineux d'Alberta acidifie tout le territoire canadien à l'est. De cela, pas un mot. Des jobs, des jobs, tousuite pis là. J'ai fait une tournée cet été au Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord: alumineries, papetières, grosses scieries, mines de fer, puis chez moi, fonderie de cuivre. La presque totalité de ces entreprises sont désormais sous contrôle étranger. À Fermont, ce sont des Indiens qui engrangent un million par jour de profit. Pas des Indiens de Betsiamites, des Indiens des Indes. À Rouyn-Noranda, ce sont des intérêts suisses allemands qui ronnent la bizness. Tout ce qui reste de ressources naturelles est américain. Sauf l'Hydro. Fiou! Thank you René.

Et quand profit il y a, la porte de l'évasion fiscale reste grande ouverte: des montants astronomiques, dont une seule miette récupérée suffirait à maintenir de très bons budgets culturels! Cette grande dépossession généralisée devrait pourtant constituer le coeur du débat électoral canadien. On dirait que tous les chefs de parti ont l'air sonnés devant le phénomène. Et moi aussi. Plus Bush que Bush, Harper, majoritaire, va légiférer sans cesse en fonction de ses intérêts immédiats: ceux de la Chambre de commerce du pétrole de Calgary. Bloquons lui la route et construisons la nôtre. Malgré le PQ, complètement perdu dans son suicide. Il se présente à Val-d'Or, ce Harper, lundi soir à 17 heures, au Forestel. J'invite toute la population de la région à lui barrer le chemin. Pour la première fois.


Je vous laisse sur d'autres grandes paroles de Desjardins...

Ce n'était qu'un orage,
ce n'était qu'une cage.
Tu reprendras ta course,
tu iras à la source.
Tu boiras tout le ciel,
ouvre tes ailes.
Liberté.
Liberté.
Liberté.

22 septembre 2008

La liberté...


Nous avons toujours été battus : nous sommes écœurés d'être battus... Ce qu'il nous faut, c'est une victoire, la seule qui vaille la peine. Il est extrêmement important de changer notre mentalité de battus. Nous allons gagner : ce n'est pas une "bebelle" que nous proposons, dans le genre des timbres ou des chèques bilingues, c'est la liberté

Pierre Bourgault

25 juin 2008

Compagnon des Amériques

Bonjour tout le monde, je sais, je sais, je suis pas mal absent. Malheureusement, ce ne sera pas encore un billet original aujourd'hui en ce jour de la Fête Nationale. En fin de semaine, j'ai entendu une version de "Poète des temps gris" de Daniel Boucher faite par Richard Séguin à Petite-Vallée - j'aimerais bien mettre la main sur cette version - et, au milieu de la pièce, il y avait l'interprétation de Compagnon des Amériques de Gaton Miron. Le texte m'a particulièrement frappé ! Je tenais donc à le partager avec vous !

Compagnon des Amériques
Gaston Miron, L'Homme rapaillé

Compagnon des Amériques
Québec ma terre amère ma terre amande
ma patrie d'haleine dans la touffe des vents
j'ai de toi la difficile et poignante présence
avec une large blessure d'espace au front
dans une vivante agonie de roseaux au visage

je parle avec les mots noueux de nos endurances
nous avons soif de toutes les eaux du monde
nous avons faim de toutes les terres du monde
dans la liberté criée de débris d'embâcle
nos feux de position s'allument vers le large
l'aïeule prière à nos doigts défaillante
la pauvreté luisant comme des fers à nos chevilles

mais cargue-moi en toi pays, cargue-moi
et marche au rompt le coeur de tes écorces tendres
marche à l'arête de tes dures plaies d'érosion
marche à tes pas réveillés des sommeils d'ornières
et marche à ta force épissure des bras à ton sol

mais chante plus haut que l'amour en moi, chante
je me ferai passion de ta face
je me ferai porteur de ton espérance
veilleur, guetteur, coureur, haleur de ton avènement
un homme de ton réquisitoire
un homme de ta patience raboteuse et varlopeuse
un homme de ta commisération infinie
l'homme artériel de tes gigues
dans le poitrail effervescent de tes poudreries
dans la grande artillerie de tes couleurs d'automne
dans tes hanches de montagnes
dans l'accord comète de tes plaines
dans l'artésienne vigueur de tes villes
devant toutes les litanies
de chats-huants qui huent dans la lune
devant toutes les compromissions en peaux de vison
devant les héros de la bonne conscience
les émancipés malingres
les insectes des belles manières
devant tous les commandeurs de ton exploitation
de ta chair à pavé
de ta sueur à gages

mais donne la main à toutes les rencontres, pays
toi qui apparais
par tous les chemins défoncés de ton histoire
aux hommes debout dans l'horizon de la justice
qui te saluent
salut à toi territoire de ma poésie
salut les hommes et les femmes
des pères et mères de l'aventure

03 novembre 2007

L'importance de la langue...

En ce temps de débat sur l'importance de la préservation du français au Québec, j'ai décidé de partager avec vous ce discours de Pierre Bourgault. Le discours date de 1966 mais il semble encore tellement actuel. Certains critiquent le projet de loi sur l'identité québécoise du PQ d'extrémiste, mais si on regarde comment la cause du français a avancé au Québec dans les 40 dernières années, je crois qu'il est facile de se rendre compte qu'il est primordial de faire quelque chose qui a des dents.




[AJOUT 2007-11-03] Je viens de m'acheter la biographie de Bourgault (Jean-François Nadeau) au Salon du Livre de Rimouski... Bien hâte de la lire... et de commenter... En fait j'ai acheté plein de choses au Salon.... je crois bien faire un billet là dessus dans les prochains jours !


01 novembre 2007

20 ans déjà...

Il y a vingt ans aujourd'hui nous quittait un grand nom de la politique Québécoise. Le premier novembre 1987 décédait, à l'âge de 65 ans, m. René Lévesque, ancien premier ministre du Québec et fondateur du Parti Québécois. Adoré par plusieurs mais aussi détesté par d'autres, il est difficile de nier son apport à la société Québécoise. De son projet de nationalisation de l'hydro-électricité sous le Parti Libéral, à la formation du Parti Québécois, il a toujours su démontrer son dévouement pour la population Québécoise.

Même si sa vision d'une Souveraineté-Association n'a pas toujours ralliée l'ensemble des forces indépendantistes, il n'en demeure pas moins qu'il a grandement fait bouger le débat de l'indépendance nationale. C'est lui qui apportera le Parti Québécois au pouvoir, avec 71 sièges (65 de plus qu'en 1973), le 15 novembre 1976, 8 ans après sa fondation.

Je vous laisse sur un texte que j'ai découvert en fouillant pour trouver une image. Il s'agit d'un des derniers textes qu'il a signé. Le texte parle de l'avenir du Québec, 20 ans dans le futur, en 2007...
Inconsciemment n'y a-t-il pas là une sorte de revanche par l'expertise, l'excellence et l'appétit qui vient en mangeant? Là se vivent en tout cas, des expériences de compétition et de succès où, s'apercevant enfin qu'on n'est certes pas pires que les autres, on force au Québec une société dont le mordant économique débouchera peut-être, sans trop savoir ni pourquoi ni comment, sur ce même objectif dont on aura cru s'éloigner. Car les voies du destin sont insondables, et l'homme ne vit pas indéfiniment que de pain...

25 octobre 2007

Falardeau; Le Québécois; Indépendance...

Hier soir on a eu une belle soirée.... Il y avait la présentation de 3 films de Falardeau (que j'avais déjà vu... mais c'est toujours intéressant....) et Falardeau était sur place. Le tout avait lieu chez Paraloeil, membre de la Coopérative Le Paradis à Rimouski. Les films présentés étaient Speak White, qui regroupe une série d'image sur le merveilleux texte de Michèle Lalonde, Le Temps des Bouffons, tourné lors du 200ième anniversaire du Beaver Club et soutenu par un commentaire très Falardien et pour terminer, Pea Soup, un espèce de film ramassi, qui dépeint une partie de la société Québécoise des années 70 ! Suite à la projection, Falardeau répondait aux questions du public... Bien que le sujet était beaucoup l'indépendance, il a aussi raconté son lien avec Julien Poulin, les débuts de sa carrière et ses motivations pour la création.

Autre partie intéressante, avant les représentation, il y avait un 5 à 7 qui se voulait une occasion pour le journal Le Québécois de se faire connaître dans le coin de Rimouski. Mme Averlok et moi avons entre autre eu une bonne discussion avec Patrick Bourgeois, le responsable du journal, au sujet de politique, des médias, de la désinformation... Discussion très intéressante... Si vous ne connaissez pas encore ce journal, je vous invite à consulter le site. En plus de publier le journal, Le Québécois a aussi sa propre maison d'édition et il publi des auteurs comme Falardeau et pour les amateurs de musique (et de politique), il y a le poste de radio web QuébecRadio, qui diffuse de la musique francophone ainsi que des émissions à caractère politique...

Pour terminer, je vous laisse sur un court extrait du poême Speak White et je vous invite à le lire en entier ici !

ah! speak white
big deal
mais pour vous dire
l'éternité d'un jour de grève
pour raconter
une vie de peuple-concierge
mais pour rentrer chez-nous le soir
à l'heure où le soleil s'en vient crever au dessus des ruelles
mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
chaque jour de nos vies à l'est de vos empires
rien ne vaut une langue à jurons
notre parlure pas très propre
tachée de cambouis et d'huile


15 octobre 2007

Entre deux portes...

Petit texte de Raôul Duguay que j'ai retrouvé en fouillant dans mes vieilles affaires... C'est toujours plaisant de fouiller !
Entre deux portes

"De quelle porte s'agit-il? D'une porte d'entrée ou d'une porte de sortie? Il semble bien que, depuis trois siècles, le Kébèk ait supporté de demeurer dans le vestibule, entre les deux portes de sa réalité politique, incapable encore de porter la responsabilité de son choix en ce qui concerne sa sortie du Canada ou son entrée dans le Kébèk, par la grande porte. Au seuil du troisième millénaire, le Kébèk sera-t-il l'âne de la fable, mort de soif, entre deux puits? Quant à moi, je le dis comme je le sens, comme je le sais, comme je le veux et comme je le peux. Entre l'émotion qui a fait battre le coeur du Kébèk pour son indépendance et pour sa souveraineté dans les années 70, et la raison que l'on cherche aujourd'hui pour la faire, il faut choisir les deux. Le Kébèk ne se fera pas sans l'intensité émotionnelle qu'il faut pour emporter son énergie et ne se fera pasnon plus sans une rationalisation qui fera la gestion de cette énergie politique. Il faudra penser avec son coeur et sentir avec sa tête quand nous fermerons la porte du passé et quand nous ouvrirons les portes de l'avenir.

Au seuil du troisième millénaire, on constate chaque jour, sur les écrans de la télévision devenus des véritables stroboscopes, combien le virage technologique a produit une culture de l'explosion et de l'éjaculation précoce... La société est un immense casse-tête dont on a égaré l'image intégrale. Le projet de société doit être reconstitué par le génie créateur du Peuple. La démocratie ne peut se bien porter que si la politique ouvre toutes grandes ses portes à la consultation référendaire. Mais il faut des femmes et des hommes politiques assez courageux et assez subtils pour savoir qu'après avoir frappé trois siècles à une porte close, il faut faire du porte-à-porte, aller frapper à l'autre porte, celle de sa propre maison, pour voir le portrait d'un peuple qui se reconnaît et qui, à bras ouverts, acceuille sa liberté. Alors seulement, nous sentirons que le Kébèk nous porte, comme nous le portons."

Raôul Duguay

"Kébèk à la porte",
Raôul Duguay,
Éditions Stanké, 1993

25 septembre 2007

Par la grande porte...

Je suis bien content (plusieurs doivent s'en douter !) du résultat des partielles d'hier ! Avec les résultats obtenus (59 %), Mme Marois entre à l'Assemblée Nationale par la grande porte. De plus, elle laisse loin derrière le candidat Adéquiste (37%), ce qui me rassure car comme je l'avais exprimé dans ce billet, je craignais un raliement des électeurs Libéraux vers le candidat Adéquiste pour mettre des bâtons dans les roues du PQ. Le taux de participation est aussi intéressant. Même si ce n'est pas le 71.28 % des élections générales de mars, c'est quand même 59.16 % des électeurs qui se sont déplacés (il faut prendre en compte que c'était une partielle et que le taux de participation est généralement plus bas qu'en générale).


Ce que ça donne comme message, c'est que le PQ n'est pas encore mort et surtout que malgré tout ce qui a pu se dire sur Marois dans les derniers jours, elle semble quand même appréciée de la population. Reste à voir maintenant comment elle va se comporter à l'Assemblée et aussi comment elle va diriger le parti...


19 septembre 2007

Les Patriotes de 1837-1838...


Dernièrement, j'ai terminé la lecture de Les Patriotes de 1837-1838 de Laurent-Olivier David. Ce qui est intéressant de ce livre, c'est que la première édition date de 1884 et que l'auteur à rencontré certaines des personnes qu'il présente... Du point de vue historique, le livre présente les évènements de 1837-1838, qui ont menés à la déportation et à l'exécution de certains Patriotes. Il présente aussi individuellement, certains des joueurs importants de la crise, pas seulement ceux dont on entend souvent parler comme Chénier, De Lorimier ou Papineau.

Par contre, le livre est quelque fois répétitif de par le fait que le même évènement peut être présenté plusieurs fois en parlant des différents Patriotes. Ce livre peut aussi ne pas plaire aux personnes qui n'endossent pas la cause des Patriotes. Malgré le fait que l'auteur semble insister sur le fait qu'il est impartial, il n'en reste pas moins qu'à la lecture, on s'imagine facilement vers quel camps il penche !

Je recommande ce livre à toute personne qui veut en apprendre plus sur cette période de notre histoire qui n'est malheureusement que trop rarement abordée dans les cours et les manuels scolaires. Pour ceux qui ne veulent pas débourser la 15aine de dollars (c'est quand même pas énorme) ou qui sont capable de lire près de 400 pages à l'écran, j'ai trouvé une version électronique du livre...


13 septembre 2007

Politik Kills

Je viens de mettre la main sur La Radiolina, dernier album de Manu Chao. Le disque est pas mal bon mais après ma première écoute, j'ai vraiment eu un faible pour le texte de Politik Kills !


politik kills politik kills politik kills

politik need votes
politik needs your mind
politik needs human beings
politik need lies

thats what my friend is an evidence politik is violence
what my friend is a evidence politik is violence

politik kills politik kills politik kills

politik use drugs
politik use bombs
politik need torpedoes
politik needs blood

thats what my friend is an evidence politik is violence
what my friend is a evidence politik is violence

politik need force
poltik need cries
politik need ignorance
politik need lies

politik kills politik kills politik kills

politik need force
poltik need cries
politik need ignorance
politik need lies

politik need force
poltik need cries
politik need ignorance
politik need lies

politik kills politik kills
C'est quand même une belle représentation de la politique (américaine ?) telle qu'elle est vécu depuis longtemps !

Octobre 70...

J'ai écouté, hier soir à TéléQuébec, la nouvelle série Octobre 70. Depuis que j'avais vu les annonces que j'attendais l'arrivée de cette série qui fait un survol d'une étape importante de notre histoire récente. Malheureusement, j'ai l'impression que cette série ne marquera pas l'histoire de la télévision.

Premièrement, la série a été tournée en anglais et ensuite traduite. Bien que la traduction ne soit pas trop mauvaise, reste que c'est de la post syncro et ça paraît.

Deuxièmement, bien que le choix des acteurs n'est quand même pas si mal (Hugo St-Cyr dans le rôle de Paul Rose, Mathieu Grondin dans le rôle de Jacques Lactôt, Patrick Labbé dans le rôle de Julien Giguère, qui dirige l'escouade antiterroriste de Montréal, Pierre Bernard dans le rôle de Pierre Laporte), il y a quelque chose qui cloche et j'ai eu de la misère à embarquer. De plus, Karine Vanasse joue un rôle de fiction qui est une incarnation de 3 femmes qui ont gravités autour de la crise. Le maire Jean Drapeau est quand à lui interprété par André Lacoste mais la présence de 4 secondes hier m'a tellement fait rire que je n'avais pas reconnu l'acteur. Dans cet artice de Cyberpresse, le Jean Drapeau de la série et présenté de la façon suivante : "Jean Drapeau caricatural à l'excès, digne d'un vieux sketch de Bye Bye" et c'est tout à fait vrai !

Sur le plan historique, la série semble quand même bien, avec un léger (je dis bien léger) survol des événements pré-crise de 1963 à 1970 avec des images d'archives. Donc, dans l'ensemble, la série demeure un élément intéressant pour quelqu'un qui veut en savoir un peu plus sur les événements et elle ne fait pas dans la propagande autant suoverainiste que fédéraliste, ce qui fait qu'elle s'adresse à la population en général. Je vais donc continuer de la suivre jusqu'au boût !
Si Octobre 70 n’est pas un documentaire à proprement parler, la vérité historique des événements est rigoureusement respectée. Les auteurs — Wayne Grigsby (ENG, Trudeau) et Peter Mitchell (Cold Squad) — se sont essentiellement référés au rapport de la Commission Duchaîne, lequel a reconstitué le déroulement des événements, tant à la police que chez les gouvernants et les felquistes. Quelques scènes fictives comblent les plages d’information manquante.

31 août 2007

C'est l'argent qui mène - le retour...

Ce matin, en lisant cette nouvelle, je n'ai pas pu m'empêcher de repenser au billet - C'est l'argent qui mène... - que j'ai écris au moi d'avril....

Quelle désolation de constater à quel point le Gouvernement Fédéral ne semble pas prendre au sérieux le phénomène des changements climatuque. De ce que je peux comprendre de cette nouvelle, c'est que de un, le canada semble vouloir effectivement se dissocier de Kyoto mais qu'en plus, il voudrait s'associer à un groupe pour qui Kyoto ne représente rien d'autre qu'une façon de détruire l'économie mondiale...
Ce qu'il faut faire, c'est trouver un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre sans qu'il y ait un prix à payer sur le plan économique
Cette déclaration de John Howard, premier ministre de l'Australie en est une bonne représentation. Ce qui faut comprendre, c'est qu'il est clair qu'apporter des changements sur le plan environnemental ne pourra pas faire autrement que de toucher l'économie, ça reste un changement majeur. En faisant partie du groupe de l'AP6, Harper pourra garder une partie de l'électorat car il garde la notion d'environnement dans son discours. Par contre, sur le concret, le groupe ne semble pas déterminer à faire des actions dans le court ou même le moyen terme.
Le Partenariat Asie-Pacifique sur le climat se caractérise par des déclarations très générales sur les bienfaits de la technologie pour réduire les émissions de GES. Les pays ne sont pas contraints de réduire leurs émissions et aucun échéancier précis n'est en vigueur. Aucune réunion des six pays membres n'est prévue à court ou à moyen terme, si on se fie au site Internet officiel (www.asiapacificpartnership.org).
Pourtant, il semble important que quelque chose se passe rapidemenent, il ne faut pas attendre d'atteindre le point de non retour avant de mettre des efforts pour préserver notre environnement.

27 août 2007

Élections dans Charlevoix...

Généralement, je ne suis pas du genre à voir des complots partout mais en lisant cette nouvelle, j'ai quand même eu une drôle de sensation ! Je sais, c'est le fruit de mon imagination et au plus profond de moi même, je sais que c'est exagéré mais la question que je me suis posée à la suite de la lecture de cette (courte) nouvelle est :
Est-ce possible que m. Charest, en n'opposant pas de candidat à mme Marois, et en sachant que l'ADQ proposerait de son côté un candidat, n'a tout simplement pas voulu diviser le vote et, ainsi, donner moins de chance à Pauline de faire son entrée à l'Assemblée Nationale ?
Je sais, je divague surement, mais quand on y pense, Charest disait qu'il est dans l'intérêt de tous les Québécois que la chef péquiste puisse siéger à l'Assemblée nationale le plus rapidement possible. Suite à cette déclaration, et en ne présentant pas de candidat, si Marois n'est pas élue, le blâme ne passe pas sur le dos des Libéraux, qui n'auront pas présenté d'opposition.

Comme je le disais, je ne suis pas un adepte des théories du complot... mais une fois de temps en temps, c'est plaisant de s'imaginer ce genre de chose...

05 juillet 2007

La souveraineté est-elle encore nécessaire pour le Québec?

Renart m'a fait découvrir un superbe texte aujourd'hui, il s'agit d'un mini argumentaire, très condensé mais en même temps, pas mal complet. Le texte a été publié sur Vigile.net et aussi sur Le Devoir aujourd'hui. C'est un texte écrit par m. Bernard Desgagné.

Pour ma part, j'aime particulièrement la première condition, l'identité de la nation:

Une nation ne devient pas souveraine pour des raisons comptables. On peut faire des calculs pour montrer comment une nation est infantilisée ou asservie par une autre ou pour montrer comment l’argent d’une nation sert à dissoudre son identité dans une autre, mais en fin de compte, une nation cherche à devenir souveraine pour des raisons identitaires. Tant que l’identité d’une nation est bien vivante, elle nourrit le désir de souveraineté.

Or, grâce avant toute chose au mouvement indépendantiste, les Québécois ont certainement aujourd’hui beaucoup plus conscience de leur identité collective que ce n’était le cas au début de la Révolution tranquille. À l’époque, les Québécois se disaient surtout « canadiens-français ». En 2007, les Québécois sont très conscients de leur identité québécoise et la placent même généralement avant leur identité canadienne. Ils sont attachés à leurs valeurs, à leur langue, à leur histoire et à leur culture. Ils se distinguent nettement des autres Canadiens, y compris des Canadiens français des autres provinces.

En passant, j'ai profité de ce texte pour consulter d'autres textes de m. Desgagné et ce n'est pas le seul qui est intéressant !!!


31 mai 2007

Promesses...

Jean Charest s'est tellement fait reprocher de ne pas tenir ses promesses qu'il est rendu qu'il exécute les promesses des autres (ADQ)... Bin oui, son gouvernement a décidé de remettre le vrai bulletin dans le écoles... le bulletin que tout le monde comprends... le bulletin qui représente réellement les résultats...

Pour avoir vécu le bulletin de la réforme avec fiston, je peux vous dire que pour une rare fois, je suis entièrement d'accord avec une décision du PLQ !

Pas d'élections !

Ouf... on l'a échappé belle... Qui aurait aimé se retrouver (encore) en élection cet été ??? En tous cas moi non. Aujourd'hui, il y a eu un bon mouvement du PQ qui a décidé de voter contre le budget mais de ne pas renverser le gouvernement.

Cette décision est la meilleure qu'ils pouvaient prendre... Tout en démontrant leur désaccord sur certains points du budget, ils ont quand même réussi à le faire bouger et respecter le choix de la population de ne pas retourner en élection. Élections qui, à mon avis, n'aurait rien donné car probablement qu'un autre gouvernement minoritaire aurait été élu. Donc, en envoyant que trois députés voter demain, ils vont démontrer leur refus envers le budget mais vont donner une majorité de vote en sa faveur.

Le parti sort vraiment gagnant de cet épisode. Il a démontré qu'il est capable d'être à l'écoute de la population et de piler sur son orgueil et de faire des concessions ! Si tous les parties étaient comme ça, ça serait donc beau la politique !!!

08 mai 2007

Démission de Boisclair...

C'est fait, un autre chef est tombé au combat. Encore une fois, le PQ aura eu raison d'un de ses chefs. La question qui est sur toute les lèvres aujourd'hui, c'est "Mais qui donc va prendre sa place ?"

Pour ma part, je n'étais pas un fan de Boisclair en partant. Je ne le cache pas, j'ai appuyé Pauline Marois lors de la course à la chefferie. Mais il y a une chose que j'ai compris quand m. Boisclair est passé et c'est l'importance de se ralier au chef. Je sais que la dernière campagne a été dure, mais je crois que le problème, c'est que les membres n'ont pas su se ralier derrière Boisclair.

Oui, il n'a pas réussi à remporter l'élection (même l'opposition). Oui il a pu faire certaines gaffes (et je ne parle pas de ses erreurs de jeunesse...) Mais le parti aurait dû quand même essayer de le soutenir. Deux courses à la chefferie en même pas deux ans, avec des démissions de chef qui n'ont pas l'appuie des membres (quoi que le 70% pour Landry n'était quand même pas une catastrophe) me peut que nuire à l'image du PQ et n'aide en rien la cause souverainiste.

Il est vraiment temps que le PQ revoit sa stratégie et qu'il se trouve un chef qui va faire l'unanimité.....

19 avril 2007

C'est l'argent qui mène...

En lisant ce texte, je ne peux que constater une chose, c'est vraiment l'argent qui dirige notre beau gouvernement... C'est rendu que même le ministre de l'environnement (qui par définition devrait, à mon avis, défendre la cause environnementaliste), tente de faire peur sur des conséquences économiques à l'application de règles pour atteindre l'objectif de Kyoto.

Cette prise de position s'arrime bien, à mon avis, avec les positions environnemetaliste du Ministre de l'Industrie, m. Maxime Bernier. Le même Maxime Bernier qui avait déclaré

"L'eau était dans la nature, maintenant elle est dans une bouteille... C'est quoi la différence?"

lors de l'émission Il va y avoir du Sport à Télé Québec dans la semaine du 7 octobre 2005 !

Si je ne me trompe pas, c'est au cours de la même émission que m. Bernier avait déclaré que pour le moment, l'environnement allait bien et qu'on avait pas à intervenir. Qu'il faudrait agir si ça se mettait à mal aller... Un bel exemple de vision à long terme.

Si il n'y a pas de prise de conscience sur l'environnement de la part de nos bons gouvernements, j'ai pas hâte de voir où on va être rendu dans 10 ou 15 ans...