Démission de Boisclair...
C'est fait, un autre chef est tombé au combat. Encore une fois, le PQ aura eu raison d'un de ses chefs. La question qui est sur toute les lèvres aujourd'hui, c'est "Mais qui donc va prendre sa place ?"
Pour ma part, je n'étais pas un fan de Boisclair en partant. Je ne le cache pas, j'ai appuyé Pauline Marois lors de la course à la chefferie. Mais il y a une chose que j'ai compris quand m. Boisclair est passé et c'est l'importance de se ralier au chef. Je sais que la dernière campagne a été dure, mais je crois que le problème, c'est que les membres n'ont pas su se ralier derrière Boisclair.
Oui, il n'a pas réussi à remporter l'élection (même l'opposition). Oui il a pu faire certaines gaffes (et je ne parle pas de ses erreurs de jeunesse...) Mais le parti aurait dû quand même essayer de le soutenir. Deux courses à la chefferie en même pas deux ans, avec des démissions de chef qui n'ont pas l'appuie des membres (quoi que le 70% pour Landry n'était quand même pas une catastrophe) me peut que nuire à l'image du PQ et n'aide en rien la cause souverainiste.
Il est vraiment temps que le PQ revoit sa stratégie et qu'il se trouve un chef qui va faire l'unanimité.....
12 commentaires:
Salut Averlok!
Bon retour! Bon été! Bon plaisir! Bon blogue! Hé hé!
Le PQ : Quelle saga! Digne d'une série télévisée! Y'aurait de l'argent à faire avec ça...
Ça ne s’annonce pas bien pour trouver un chef qui va faire l'unanimité. Dommage.
Le problème des chef depuis plusieurs années, et je ne parle pas qu'au PQ, c'est que ce sont des "chefs en canne," ce sont des chefs formés et non pas des leaders naturels. Y'en a plein sur les tablettes de ce genre de chefs.
Ce qu'il faut c'est un véritable homme politique (ou femme bien sûr). Quelqu'un qui respire la confiance, une personne vers laquelle on serait porté à se tourner naturellement. Est-ce que cette personne existe pour le PQ? Pas sûr! J'ai beau faire le tour et je ne suis vraiment pas certain. Gilles Duceppe me semble le plus près de l'image d'un bon chef mais je n'arrive pas à vraiment m'en convaincre.
Pour Duceppe, c'Est certain qu'il semble avoir l'étoffe d'un homme politique mais encore là, doit-il être couronné ? J'en suis pas certain... Plusieurs parlent de Curzi comme le renouveau du parti mais a-t-il la trempe d'un chef ?
Je sais qu'idéalement, le temps presse pour trouver un chef (possibilité d'élection à cause d'un parti minoritaire oblige...) mais j'espère que le PQ va se poser des questions sur la direction à prendre....
Au delà du chef, le discours souverainiste doit évoluer. Je le vois depuis trop longtemps comme un chèque en blanc. Normal que le message ne passe pas.
Avant tout, implanter un gouvernement fort avec un minimum de confiance puis ensuite, une fois les preuves faite, passer un vote sur la souveraineté. Mais surtout ne rien précipiter.
Il va faloir que le PQ se questionne sur son avenir et aussi sur son programme. Une nouvelle saison des idées mais avec plus d'ouverture sur la nouveauté.
Dans le fond, le parti devra se trouver un chef rassembleur et ouvert et ensuite déclencher un processus de renouvellement des idées.
De cette façon, et si les membres sont vraiment écoutés, un nouveau programme pourra naître qui représentera une majorité de péquiste et non seulement les "pur et dur" ou le "jeunes".
Il ne faut pas que ce remodelage se fasse à la course, quitte à tirer de la patte encore une fois pour les prochaines élections...
(c'est mon point de vu !)
Je suis assez d'accord avec ce point de vue. Ça m'attriste aussi de dire que la souveraineté telle que présenté dans les années 80 et 90 bat de l'aile, on est dans un monde nouveau.
Le problème que j'observe depuis la dernière course à la direction du PQ est que les "purs et durs" sont réfractaires au changement. Ils rêvent peut-être encore de cette souveraineté version 1980.
Comme tu dis Duceppe semble être un politicien comme on en a pas eu depuis longtemps à la tête du parti, mais Curzi semble privilégier un rapprochement avec le peuple ce qui me semble vraiment intéressant. Façonner le Québec avec les idées (générales on s'entend) de citoyens plutôt qu'une approche paternaliste ou "diriger pour notre bien."
Intéressant ce qui vient. Si les purs et durs persistent cependant et pressent la souveraineté sans un vrai dialogue... ça risque d'être la fin du PQ.
Génial cet échange!
À mon avis, le PQ doit disparaitre. Une majorité de la population est fatiguer d'entendre parler de souverainté et de voir que ça bloque tout le temps.
Et une grosse majorité de la population est aussi fatiguer des chicanes intestines de ce parti. Tous veulent être chef. C'est pour cette raison qu'aucun député ne se rallient avec convictions derrière leur chef. Le seul qui a été capable de rallier tout le monde est René Lévesque.
@ivellios
Qui est-ce qui bloque la souveraineté? Les fédéralistes? Les souverainistes? Maintenant les autonomistes aussi? Toi? Moi? Nous sommes en démocratie, même si elle se teinte de dictatorial parfois...
Si le dernier référendum avait été perdu par une grande majorité, je comprendrais ce discours (petit rappel : NON = 50.59% et OUI = 49.41%, et on ne parle même pas des crosses fédéralistes qui ont fait la différence dans le résultat...). Mais on sait que ce problème ne peut que se régler par, soit une grande ouverture d'esprit du Canada-Anglais qui donnera au Québec des pouvoirs extraordinaires (you bet!), ou la souveraineté. Sur ce point de la possible ouverture d'esprit des Canadians et du désir de changement de la constitution, tu peux aller lire ça :
http://uhec.net/?p=200
Tu adhères sûrement au discours autonomiste... Qu'est-ce que l'autonomisme?
J'ai bien hâte que les Québécois arrêtent de pisser dans leurs culottes!
@Renard
Tu iras voir la biographie de René Lévesque sur wikipédia.
S'il a démissioner, c'est parce que justement, il s'en allait vers l'autonomisme. Les Parizeau, Harel, Laurin, et cie ont démissionner du caucus pour protester contre Lévesque qui voulait s'associer avec le Canada. Suite à ça, écoeurer de voir ce qu'il voyait, il a remis sa démission.
Peut-être avait-il vu que la souverainté était néfaste pour le Québec finalement.
Ivellios,
Je croirai à l'autonomisme quand je verrai une réelle ouverture des Canadians, pas ce que Harper nous a donné : c'est de la poudre aux yeux, de l'opportunisme politique. Quand le Québec aura les pleins pouvoirs de son économie et de sa culture, je reviserai ma position.
René Lévesque? Ce n'est pas un dieu, il a fait comme il le pensait dans ce temps-là : l'erreur de ramener de vieilles idées et de vieux discours (l'argument-clé des autonomismes ses derniers temps contre les dinosaures du PQ), fonctionne des deux côté...
P.S. En passant, mon nom c'est Renart (avec un T).
(C'est drôle, à chaque fois que quelqu'un n'est pas d'accord avec moi, il m'appelle Renard avec un D...)
Renart, je ne crois pas que les québécois pissent dans leurs culottes. Je me trompe peut-être mais voici pourquoi. Au premier référendum, oui, ils ont eu la chienne. Le discours du fédéral a certainement dû porter fruit.
Mais lors du dernier référendum, la marge était encore très serrée et il y avait une bonne proportion de "nouveaux canadiens" que le fédéral nous a balancé. Pas évident pour eux de faire un choix de séparation quand ils viennent à peine d'arriver. Bien sûr il y a aussi eu les discours de peur et les gros "on vous aime" hypocrites du reste du pays.
Mais la dynamique est en train de changer. Je crois avoir entendu que l'Alberta et son pétrole songerait à se couper du fédéralisme. C'est peut-être juste une grosse rumeur mais je me dis qu'il n'y a pas de fumée sans feu. À long terme, le fédéralisme ne peut pas survivre et la grosse machine va finir par péter anyway.
Maintenant, avant qu'il soit trop tard, il faut faire réaliser au bon peuple que l'identité du Québec est de plus en plus diluée. Je parle bien d'immigration. Je n'ai rien contre à condition que l'on ne tombe pas dans l'exagération. La langue française doit aussi être au centre de nos préoccupations.
Bref, il nous faut un LEADER, un vrai qui ne va pas trembler devant les défis car ils seront nombreux...
@ ghost!
Pour ce qui est de « ceux qui pissent dans leurs culottes », je pensais à la partie des francophones qui auraient pu faire basculer le résultat de notre côté. J'avoue que mon commentaire n'était pas assez pointilleux...
Publier un commentaire