26 avril 2007

14 ans...

14 ans, c'est 6 ans de plus que fiston. 14 ans, c'est à peu près la moitié de mon âge. 14, c'est les débuts de l'adolescence. 14 ans, c'est un peu plus de liberté. Mais 14 ans, c'est aussi l'âge à lequel la vie de Jean-Benoît Beaulieu s'est terminée et aussi ou celle d'un autre jeune prend une toute autre tournure.

Ce matin en écoutant les nouvelles, j'ai entendu cette horrible annoce du décès d'un jeune de 14 ans, qui a reçu un seul coup de poing en milieu de journée et dont la vie s'est arrêté plus tard en soirée.

Ce matin, en reconduisant fiston à l'école, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir une pensée pour cet événement.

Présentement, je n'ose même pas imaginer comment doit se sentir l'autre jeune, qui devrait être accusé d'homicide et je n'ose pas non plus imaginer la douleur pour les parents de la victime, mais aussi pour les parents de "l'agresseur" (je n'aime pas utiliser ce terme).

Et dire que tout ça est arrivé pour une histoire de casquette volée...

Je vous laisse sur des paroles de Luc De La Rochelière :

On ne choisit pas toujours la route
Ni même le moment du départ
On n'efface pas toujours le doute
La vieille peur d'être en retard
Et la vie est si fragile

6 commentaires:

Gradlon a dit...

Salut Averlok,

J'ai été estomaqué aussi. Je n'ai pas d'enfant moi-même, mais j'anime des jeunes de 12-14 ans qui vont dans une école particulièrement mouvementée. Mon inquiétude n'est certe pas la même que celle d'un parent, mais j'en ai tout de même une.

La question que je me pose, c'est: peut-on se servir de cet exemple pour faire de la prévention? La peur de tuer accidentellement durant une baguarre peut-elle être un incitatif à ne pas se battre? Ou au contraire, être une motivation destructrice pour certains jeunes?

M'enfin, j'espère que cet incident ne se reproduira jamais.

Anonyme a dit...

Je pense que nous devrions sans doute prêcher par l'exemple, en commençant par nous questionner sur nos modèles, par exemple les joueurs de hockey. Cliché ? Peut-être, mais en tant qu'adultes, de crier et d'encourage pareilles vedettes à se taper sur la gueule, nous normalisons la violence, nous lui donnons même un caractère divertissant...

Vous vous rapelez Zidane, son coup de tête en pleine poitrine au joueur de soccer Italien ? Hé bien la France en a tout de même fait un héro... et ce n'était pas la première fois qu'il «sautait une coche», il a eu bien des cartons (jaunes !? pas sûre de la couleur) avant cet épisode.

Enfin, pour revenir à ce jeune, il l'aura sur la conscience longtemps. C'est triste. Et peut-être devra-t-il justement servir d'exemple à ne pas imiter. Je suppose qu'une sentence exemplaire en fera sans doute réfléchir plus d'un. Je ne sais pas si c'est une solution, si c'est la meilleure approche, nous verrons ce que la cour en dira.

Averlok a dit...

Pour ce qui est d'exemple, je crois que c'est pas absolument nécessaire de parler de sentence exemplaire. Juste le fait pour des parents de se servir de cet exemple pour conscientiser leurs jeunes c'est déjà quelque chose.

Oui OK, la justice va décider du sort du jeune garçon mais bon, il a 14 ans, ils ne peuvent quand même pas lui coller 20 ans de prison.

De toute façon, à mon avis, exposer la conséquence de son geste va avoir plus d'impact que la peine qu'il va recevoir en court.

J'espère juste que ce geste ne deviendra jamais une motivation destructrice chez les jeunes. J'ai plus l'impression que ça va servir à l'inverse et que le jeune, avant d'en frapper un autre va repenser à cet événement et se dire que son geste peut avoir des conséquences graves.....

Je sais pas mais messemble que depuis quelques jours, les nouvelles sont démoralisantes....

Gradlon a dit...

Je crois aussi que la Justice ne doit pas imposer une sentence exemplaire comme elle le ferait pour d'autres types d'homicides involontaires.

Qui aurait pu penser qu'un coup de poing sur la tempe pouvait tuer quelqu'un? Sur le nez, peut-être, mais sur la tempe, c'est la première fois que je vois ça.

Effectivement, les nouvelles ne sont pas très jo-jo ces derniers temps.

Anonyme a dit...

Je savais qu'on pouvais assomer quelqu'un en le frappant sur la temps, mais le tuer, comme Grandlon, c'est la première fois.

Je ne voudrais pas être à la place d'une des personnes concerné dans cette histoire. Ils doivent tous vivrent des moments vraiment dur en ce moment.

Mes sympathies aux personnes éprouvées.

Folly a dit...

Triste cette histoire. Elle me rappelle le cas d'un gars (militaire) à Québec dans un bar: la bagarre avait éclatée et il reçu un coup de poing mortel.

Cette événement m'avait questionné sur les bagarres dans les bars.