03 novembre 2007

L'importance de la langue...

En ce temps de débat sur l'importance de la préservation du français au Québec, j'ai décidé de partager avec vous ce discours de Pierre Bourgault. Le discours date de 1966 mais il semble encore tellement actuel. Certains critiquent le projet de loi sur l'identité québécoise du PQ d'extrémiste, mais si on regarde comment la cause du français a avancé au Québec dans les 40 dernières années, je crois qu'il est facile de se rendre compte qu'il est primordial de faire quelque chose qui a des dents.




[AJOUT 2007-11-03] Je viens de m'acheter la biographie de Bourgault (Jean-François Nadeau) au Salon du Livre de Rimouski... Bien hâte de la lire... et de commenter... En fait j'ai acheté plein de choses au Salon.... je crois bien faire un billet là dessus dans les prochains jours !


01 novembre 2007

20 ans déjà...

Il y a vingt ans aujourd'hui nous quittait un grand nom de la politique Québécoise. Le premier novembre 1987 décédait, à l'âge de 65 ans, m. René Lévesque, ancien premier ministre du Québec et fondateur du Parti Québécois. Adoré par plusieurs mais aussi détesté par d'autres, il est difficile de nier son apport à la société Québécoise. De son projet de nationalisation de l'hydro-électricité sous le Parti Libéral, à la formation du Parti Québécois, il a toujours su démontrer son dévouement pour la population Québécoise.

Même si sa vision d'une Souveraineté-Association n'a pas toujours ralliée l'ensemble des forces indépendantistes, il n'en demeure pas moins qu'il a grandement fait bouger le débat de l'indépendance nationale. C'est lui qui apportera le Parti Québécois au pouvoir, avec 71 sièges (65 de plus qu'en 1973), le 15 novembre 1976, 8 ans après sa fondation.

Je vous laisse sur un texte que j'ai découvert en fouillant pour trouver une image. Il s'agit d'un des derniers textes qu'il a signé. Le texte parle de l'avenir du Québec, 20 ans dans le futur, en 2007...
Inconsciemment n'y a-t-il pas là une sorte de revanche par l'expertise, l'excellence et l'appétit qui vient en mangeant? Là se vivent en tout cas, des expériences de compétition et de succès où, s'apercevant enfin qu'on n'est certes pas pires que les autres, on force au Québec une société dont le mordant économique débouchera peut-être, sans trop savoir ni pourquoi ni comment, sur ce même objectif dont on aura cru s'éloigner. Car les voies du destin sont insondables, et l'homme ne vit pas indéfiniment que de pain...

28 octobre 2007

Severn Suzuki - E.C.O.

Je suis présentement en train de lire Ma Vie de David Suzuki et je suis tombé sur un discours prononcé par une de ses filles, Severn, lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992 (elle n'avait que 12 ans). Elle s'est présenté devant les représentants des nations, au nom de l'organisme E.C.O. (Environmental Children's Organization) qu'elle avait fondée avec des amies, de classe. Le discours est très touchant, car il est un message de la jeunesse pour que les adultes pensent à eux dans les actions futures. Même si le texte peut semble long, il vaut la peine d'être lû dans son ensemble. Vous pouvez voir la version en vidéo ici...

Rio Centro, Brésil 1992
(copié à cette adresse)

Bonjour. Je m'appelle Severn Suzuki et je parle pour l'E.C.O. - la « Environmental Children's Organization ». Nous sommes un groupe d'enfants de 12 à 13 ans du Canada et nous voulons essayer de changer quelque chose : Nous ce sont Vanessa Suttie, Morgan Geisler, Michelle Quigg et moi.

Nous avons collecté de l'argent pour pouvoir entreprendre ce long trajet de 9500 kilomètres afin de pouvoir vous dire chers adultes que votre attitude doit se changer. En venant ici aujourd'hui, je le fais sans aucune intention cachée. Je me bats pour mon avenir - car si je perds mon avenir, ce n'est pas comme si l'on perdait une élection ou quelques points à la bourse. Je suis venue ici pour parler au nom de toutes les générations futures.

Je suis ici pour parler au nom de tous les enfants affamés du monde entier dont personne n'entend les cris. Je suis ici pour parler pour les innombrables animaux qui doivent mourir de tout autour de la terre parce qu'ils ne trouvent plus d'espace vital. Nous tous ne pouvons plus nous permettre de ne pas être entendus.

J'ai peur d'aller au soleil parce que la couche d'ozone présente des trous. J'ai peur de respirer l'air parce que je ne sais pas avec quelles substances chimiques il est contaminé.

Autrefois j'allais souvent à la pêche avec mon père jusqu'au jour où il y a quelques années de ça, nous avons trouvé les poissons pleins d'ulcères. Et maintenant nous apprenons que beaucoup d'animaux et de plantes disparaissent chaque jour - ils disparaissent pour toujours.

Dans ma vie j'ai souvent rêvé de voir les grands troupeaux d'animaux sauvages, la jungle et les forêts équatoriales pleines d'oiseaux et de papillons. Mais maintenant je me demande s'ils existeront toujours afin que mes enfants puissent s'en réjouir un jour.

Avez-vous dû vous préoccuper de toutes ces petites choses quand vous aviez mon age ? Tout ceci se passe sous nos yeux et malgré tout, nous nous comportons comme si nous avions du temps à volonté et toutes les solutions.

Je ne suis qu'une enfant et je n'ai pas toutes les solutions mais je voudrais que vous compreniez - que vous non plus !

Vous ne savez pas combler les trous dans la couche d'ozone.
Vous ne savez pas comment faire nager un saumon à nouveau à contre-courant dans un fleuve pollué.
Vous ne savez pas comment faire revenir un animal disparu.
Et vous ne pouvez pas non plus faire revenir les forêts qui jadis se trouvaient là où aujourd'hui est le désert.

Si vous ne savez donc pas comment réparer tout ça, alors, s'il vous plaît, arrêtez de tout détruire!

Ici vous êtes peut-être des délégués de votre gouvernement, des hommes d'affaires, des organisateurs, des reporters ou des politiciens - mais en réalité vous êtes des mères et des pères, des frères et des sours, des tantes et des oncles - et vous êtes tous l'enfant de quelqu'un.

Je ne suis qu'une enfant mais je sais que nous faisons tous partie d'une famille, cinq milliards à savoir 30 million de différents espèces et nous tous partageons ensemble le même air, l'eau, le sol - Des gouvernements n'en changeront jamais rien. Je ne suis qu'une enfant mais je sais que nous sommes tous embarques ensemble et que nous devrions nous comporter comme un seul peuple en route vers un même but. Je ne suis pas aveuglée par la colère et, malgré mon inquiétude, je n'ai pas peur de dire au monde comment je me sens.

On produit beaucoup de déchets dans mon pays, nous achetons et nous jetons, achetons et jetons et, malgré tout, les pays de l'hémisphère du nord ne sont pas prêts à partager avec ceux qui sont dans le besoin. Même si nous avons suffisamment nous avons quand même peur de perdre un peu de notre richesse, nous avons peur de partager.

Au Canada nous avons une vie privilégiée avec de la nourriture, de l'eau et des logements en abondance - nous avons des montres, des bicyclettes des ordinateurs et des téléviseurs. Il y a deux jours nous étions effrayés de voir des enfants vivant dans les rues, ici au Brésil. Et un enfant nous disait : « je souhaiterais être riche ; alors je donnerais à manger, des médicaments, des logements, de l'amour et de l'affection à tous les enfants des rues. » Si un enfant des rues, qui n'a rien, est prêt à partager, pourquoi sommes nous si avare, nous qui avons tout ? Je dois toujours penser que ces enfants ont mon age et que l'endroit où on est né fait une énorme différence. Je pourrais être un des enfants dans les ghettos de Rio ; je pourrais être un de ces enfants mourant de faim en Somalie ; une victime de guerre au Moyen Orient ou un mendiant en Inde.

Je ne suis qu'une enfant mais je sais qu'en utilisant tout l'argent dépensé pour la guerre on mettrait fin à la pauvreté et on trouverait des réponses à la pollution - Quel endroit merveilleux serait cette terre !

A l'école, oui même à la maternelle, vous nous enseignez de nous comporter correctement dans le monde :

- ne pas se disputer avec les autres
- traiter les choses ensemble
- se respecter réciproquement
- mettre de l'ordre
- ne pas martyriser d'autres êtres vivants
- ne pas être ni avide et ni avare

mais alors pourquoi faites-vous exactement ce que vous nous interdisez de faire ?

N'oubliez pas pourquoi vous êtes venus à cette conférence, pour qui vous faites cela - nous sommes vos propres enfants.

Vous décidez dans quel monde nous allons grandir. Les parents devraient être en mesure de rassurer leurs enfants en disant « Tout ira bien », « nous faisons du mieux que nous pouvons » et « ce n'est pas la fin du monde ». Mais je crains que vous ne puissez plus nous dire cela. En fait, comptons nous encore parmi vos priorités ? Mon père disait toujours : « Tu es ce que tu fais - non pas ce que tu dis ». Eh bien, ce que vous faites me fait souvent pleurer la nuit. Les adultes disent qu'ils nous aiment. Je vous en supplie : S'il vous plaît, conformez vos actes à vos paroles!

Merci pour votre attention

Severn Cullis-Suzuki (E.C.O.)



27 octobre 2007

Il n'y a plus rien...

Voilà un petit texte de Léo Ferré que j'ai découvert grâce à la rencontre avec Falardeau. Pour ceux qui ont vu Le Temps des Bouffons, vous comprendrez qu'il y a un certains lien avec le film !!! Pour les autres, je vous laisse un petit extrait de la finale du film... (Vous pouvez consulter l'intégralité du texte ici)


LE TEMPS DES BOUFFONS
Pierre Falardeau
(Extrait du discours de
Roger Landry, président du Beaver Club)

Ensemble, merci au chef, nos applaudissements, nous lui disons merci. Ladies and gentlemen, together let's thank magnificently. Bravo! Et maintenant, as president of the Beaver Club, may I say to you the following : never any club has been so honoured and so magnificently rewarded on its two-hundredth anniversary to have such a magnificent membership as you are. A vous tous, nos membres, à nous tous, applaudissons-nous. We are magnificent people and I raise my hat to all of us. Bravo. You are as beautiful as I think I am. Thank you very much. Good evening. Bravo. Good night. Tout le monde, les serviettes, on fête, on témoigne notre appréciation. Everyone, yes, that's right! Bravo.


IL N'Y A PLUS RIEN

Léo Ferré

Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés, envisonnées,
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans
l'eau verte qui descend des montagnes et
que vous vous êtes arrangés pour soumettre
À un point donné
À heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes
Vous vous regardez et vous ne pouvez
même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous...

25 octobre 2007

Falardeau; Le Québécois; Indépendance...

Hier soir on a eu une belle soirée.... Il y avait la présentation de 3 films de Falardeau (que j'avais déjà vu... mais c'est toujours intéressant....) et Falardeau était sur place. Le tout avait lieu chez Paraloeil, membre de la Coopérative Le Paradis à Rimouski. Les films présentés étaient Speak White, qui regroupe une série d'image sur le merveilleux texte de Michèle Lalonde, Le Temps des Bouffons, tourné lors du 200ième anniversaire du Beaver Club et soutenu par un commentaire très Falardien et pour terminer, Pea Soup, un espèce de film ramassi, qui dépeint une partie de la société Québécoise des années 70 ! Suite à la projection, Falardeau répondait aux questions du public... Bien que le sujet était beaucoup l'indépendance, il a aussi raconté son lien avec Julien Poulin, les débuts de sa carrière et ses motivations pour la création.

Autre partie intéressante, avant les représentation, il y avait un 5 à 7 qui se voulait une occasion pour le journal Le Québécois de se faire connaître dans le coin de Rimouski. Mme Averlok et moi avons entre autre eu une bonne discussion avec Patrick Bourgeois, le responsable du journal, au sujet de politique, des médias, de la désinformation... Discussion très intéressante... Si vous ne connaissez pas encore ce journal, je vous invite à consulter le site. En plus de publier le journal, Le Québécois a aussi sa propre maison d'édition et il publi des auteurs comme Falardeau et pour les amateurs de musique (et de politique), il y a le poste de radio web QuébecRadio, qui diffuse de la musique francophone ainsi que des émissions à caractère politique...

Pour terminer, je vous laisse sur un court extrait du poême Speak White et je vous invite à le lire en entier ici !

ah! speak white
big deal
mais pour vous dire
l'éternité d'un jour de grève
pour raconter
une vie de peuple-concierge
mais pour rentrer chez-nous le soir
à l'heure où le soleil s'en vient crever au dessus des ruelles
mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
chaque jour de nos vies à l'est de vos empires
rien ne vaut une langue à jurons
notre parlure pas très propre
tachée de cambouis et d'huile


24 octobre 2007

Diésel de synthèse...

Cette nouvelle n'est pas nécessairement récente, mais je n'en avais pas entendu parler. Ce matin à la radio il y avait un topo sur ce projet et j'ai trouvé ça très intéressant ! En fait, c'est un projet pour produit du diésel de synthèse à partir de matières résiduelles. Ce qui fait que ce projet est très intéressant, c'est qu'il va dans le sens de l'éthanol cellulosique dont j'avais déjà parlé mais aussi, avec ce que jai entendu ce matin, pourrait faire parti de la solution au sujet de la création du L.E.T. à La Rédemption.

De ce que j'au compris ce matin, le projet pourrait détourner assez de matières pour éliminer, ou du moins repousser le besoin de créer un nouveau site d'enfouissement.

L'usine d'Amqui ne produira aucune vapeur, aucune odeur. Bref, l'usine n'aura pas de cheminée. Elle ne produira que du CO2 qui sera acheminé aux lacs d'épuration de la ville d'Amqui. Cette injection de carbone favorisera la prolifération d'algues dans les bassins. Ces algues utiliseront alors l'azote et le phosphore qui s'y trouve. Nous, on récoltera ensuite ces algues pour faire plus de biomasse à transformer. Ce procédé permettra de nettoyer les eaux usées de la ville. « Notre concept est de nettoyer la terre, l'air et l'eau en produisant du bio carburant. Cela permettra aux régions où les usines sont implantées, d'avoir une autonomie énergétique », résume M. Bisson.

15 octobre 2007

Entre deux portes...

Petit texte de Raôul Duguay que j'ai retrouvé en fouillant dans mes vieilles affaires... C'est toujours plaisant de fouiller !
Entre deux portes

"De quelle porte s'agit-il? D'une porte d'entrée ou d'une porte de sortie? Il semble bien que, depuis trois siècles, le Kébèk ait supporté de demeurer dans le vestibule, entre les deux portes de sa réalité politique, incapable encore de porter la responsabilité de son choix en ce qui concerne sa sortie du Canada ou son entrée dans le Kébèk, par la grande porte. Au seuil du troisième millénaire, le Kébèk sera-t-il l'âne de la fable, mort de soif, entre deux puits? Quant à moi, je le dis comme je le sens, comme je le sais, comme je le veux et comme je le peux. Entre l'émotion qui a fait battre le coeur du Kébèk pour son indépendance et pour sa souveraineté dans les années 70, et la raison que l'on cherche aujourd'hui pour la faire, il faut choisir les deux. Le Kébèk ne se fera pas sans l'intensité émotionnelle qu'il faut pour emporter son énergie et ne se fera pasnon plus sans une rationalisation qui fera la gestion de cette énergie politique. Il faudra penser avec son coeur et sentir avec sa tête quand nous fermerons la porte du passé et quand nous ouvrirons les portes de l'avenir.

Au seuil du troisième millénaire, on constate chaque jour, sur les écrans de la télévision devenus des véritables stroboscopes, combien le virage technologique a produit une culture de l'explosion et de l'éjaculation précoce... La société est un immense casse-tête dont on a égaré l'image intégrale. Le projet de société doit être reconstitué par le génie créateur du Peuple. La démocratie ne peut se bien porter que si la politique ouvre toutes grandes ses portes à la consultation référendaire. Mais il faut des femmes et des hommes politiques assez courageux et assez subtils pour savoir qu'après avoir frappé trois siècles à une porte close, il faut faire du porte-à-porte, aller frapper à l'autre porte, celle de sa propre maison, pour voir le portrait d'un peuple qui se reconnaît et qui, à bras ouverts, acceuille sa liberté. Alors seulement, nous sentirons que le Kébèk nous porte, comme nous le portons."

Raôul Duguay

"Kébèk à la porte",
Raôul Duguay,
Éditions Stanké, 1993

14 octobre 2007

Ma tête à prix... c'est fait !

Bon bien c'est fait ! Je n'ai plus de cheveux mais j'ai vécu une belle expérience ! Hier a eu lieu le Défi des Têtes à prix, et comme je l'avais mentionné dans ce billet, j'avais décidé de m'inscrire ! Finalement, j'ai réussi à atteindre mon objectif, en amassant près de 1050 $ et, de plus, la compagnie pour laquelle je travaille, ajoute un 500 $ à mon montant ! L'objectif de 100 000 $ de l'ACEQ a aussi été atteint car le montant total ramassé est de plus de 240 000 $ dont environs 94 500 $ à Rimouski !


Je tiens donc à remercier tout le monde qui a contribué à la campagne, soit en pensée (j'avais quand même besoin de support moral !), soit en argent, grâce à vous, je n'aurais pas pu aller jusqu'au bout ! Dans les prochains jours, je devrais ajouter un vidéo de l'opération rasage en accéléré, question de partager ce 15 minutes de coupe mémorable ! En attendant, je laisse une photo de certains des participants de Rimouski et à vous de me trouver... Un genre de "Où est Aver...." !


[Ajout 22h22] Comme promis, le vidéo de mon rasage... Pour des questions d'espace, j'ai malheureusement baissé pas mal la qualité... Et pour vous épargner du temps, le vidéo est en accéléré ! Normalement, le rasage à duré près de 14 minutes !


(sur un air de Brel, "Qu'avons nous fait, bonnes gens ?")