29 janvier 2008

Chute...


En fouillant dans mes vieilles affaires (ah la nostalgie), je suis tombé sur ce petit texte que j'ai écris au Cégep dans le cadre d'un cours d'écriture automatique. Le but de l'exercice était de faire une visite de la galerie d'art du Cégep, de choisi une oeuvre et ensuite, d'écrire un texte le plus rapidement possible (5 - 10 minutes) inspiré par cette oeuvre. Pour ma part, j'avais choisi un espèce de montage mural d'une ville vu de haut.

En relisant ce texte, je crois comprendre pourquoi je ne reste pas en ville mais bien dans un rang !!!

Chute...

Je tombe
Dans la noirceur de la ville
Je m'enfonce pour ne plus revenir
La ville se referme
M'avale de ses dents de béton
Je me sens partir
Je quitte cette vie
La ville m'enferme
Société contrôlée
Automatique
Sans sens


24 janvier 2008

O-69... O-69...

Hier, une amie de Madame Averlok a réussie à nous convaincre de briser la routine, de faire quelque chose de nouveau. En fait, elle a réussi à nous sortir au BINGO (c'est une fan de BINGO !). Au début, je n'étais pas certains mais bon, quoi de mieux que de changer la routine et, en plus, on avaitabsolument rien de prévu hier soir !

En arrivant là bas, je regardais le monde entrer en me disant « Mais dekecé que je fou ici ??? ». Ensuite, l'épreuve ultime, acheter ce que ça prend. Madame Averlok s'est fait conseiller par son amie et a commandée avant moi donc, tout ce que j'ai eu à faire c'est de dire « La même chose pour moi merci ! » en me disant que je poserai les questions sur ce que j'ai acheté plus tard ! Finalement, on avait le kit minimum permis dans les règlements plus quelques jeux spéciaux.

J'étais bien content d'avoir le minimum car, quand ça part, ça part. Il faut suivre, ne rien manquer, s'assurer que tout est OK. Vérifier si on a un double bingo, une forme spéciale, une carte pleine. Moi qui penser relaxer, je n'ai pas relaxé du tout. Une chance que j'avais le minimum de cartes. Je regardais les habituer jouer avec le double et même le triple de carte que nous avions et ça semblait si simple pour eux.....

Bilan de la soirée :

Investissement (!) de 18 $ et pas de gain pour moi. Environs le même investissement pour madame Averlok mais une carte pleine de 100$ (elle m'a remboursée mon investissement avec
son gain !!!).

Constatations

1 - Nous faisions baisser la moyenne d'âge de beaucoup.

2 - Les hommes sont très minoritaires au BINGO.

3 - Y'a vraiment du monde accroc.

4 - 2h30 de jeux, c'est trop long.

5 - Pas plus qu'une fois par année pour moi !

18 janvier 2008

L'histoire d'une génération...

Quel plaisir que nous avons eu hier à écouter Tous pour Un à Radio-Canada. En plus d'être un jeu télévisé génial, le sujet était génial.

Comme pour plusieurs personnes de mon âge, Passe-Partout fait parti ma jeunesse. Tous les soirs, vers 18h, la télévision tournait à Radio-Québec (!) pour me permettre d'écouter cette superbe émission jeunesse. Comme plusieurs de ma génération, les trois coffrets de Passe-Partout occupe une place dans le meuble de la télévision. Comme plusieurs de ma génération, je me désole de voir qu'il ne semble plus y avoir d'émission de ce genre sur nos ondes. Entre les Teletubbies et les Pokemon, le choix télévisuel pour les jeunes et à mon avis très restreint. Et surtout, en plus d'être de la génération Passe-Partout, j'ai le même âge que l'émission, qui a débutée en novembre 1977, tout comme ma vie !

Donc, hier, j'ai écouté du début à la fin, sans rien manquer, ce spécial sur Passe-Partout. J'espérais bien pouvoir répondre à quelques questions mais à part la question sur quel moyen de transport ils avaient comptés les roues (tricycle), la mémoire a fait défaut. Même dans la partie sur les comptines, le néant, ils ont sorties les plus obscures et les moins connues. Sur les cinq, il y en avait même une qui me disait rien. Malgré tout, je me suis bien amusé. Je devais avoir les yeux aussi pétillant que la participante, qui démontrait une joie remarquable !

Il ne reste qu'à patienter jusqu'à la semaine prochaine pour voir la suite et la finale.

17 janvier 2008

Une heure (de trop ?) sur Terre...

Hier, on a écouté pour la première fois l'émission Une heure sur Terre, animée par Jean-François Lépine, à la télévision de Radio-Canada. Le sujet était le conflit israélo-palestinien, mais surtout, l'état de siège dans lequel vit le peuple Palestinien de la bande de Gaza et de la Cisjordanie.

Le concept de l'émission est vraiment intéressant. Des reportages à l'étranger, un survol de l'enchaînement des événements, des gros invités. Dans l'édition de cette semaine, il y avait donc un reportage à Gaza et un en Cisjordanie, tous les deux nous présentant comment vit la population là bas, à l'intérieur de murs pouvant atteindre 3 étages de haut.

Là ou j'ai été déçu, c'est lors des discussions avec les invités. Malgré la présence de deux gros noms, Marek Halter (écrivain, philosophe et militant pour la défense des droits humains) et Alvaro de Soto (ancien envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU au Proche-Orient), la discussion manquait de vigueur et tournait un peu en rond. Rien de majeur n'est donc sorti dans cette partie de l'émission. Malheureusement, cet aspect de l'émission m'a semblée de trop et pourtant, il y avait matière pour une excellente discussion.

Je sais pas si c'est toujours comme ça et je vais probablement redonner une chance à l'émission la semaine prochaine car, le format peut être très intéressant.

15 janvier 2008

Greenpeace et l'économie d'énergie...

J'ai pas pu résister en voyant cette pub... Je devais vous la partager !


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11 janvier 2008

Gendron, Samson et les sacs de plastique...

Quel plaisir que j'ai eu en entendant que Stéphane Gendron, célèbre maire de la ville d'Huntingdon, voulait interdire l'utilisation des sacs de plastique sur le territoire de sa municipalité. Ce règlement consiste à obliger les commerces à utiliser des sacs biodégradables mais aussi à inciter les consommateurs à utiliser des sacs réutilisables. Un mouvement dans le même sens est aussi déjà en négociation dans la municipalité d'Amqui. Je trouve ce projet très intéressant car, les sacs de plastiques sont de plus en plus un fléau. Il n'est pas rare, entre autre, d'en voir virevolter au vent ou accrochés dans les branches. En lisant le Billet de Renart sur le sujet, cette remarque m'a accrochée :
Et là, je me demande bien qui montera aux barricades contre ce mouvement, qui fera assurément jurisprudence. Les anti-étatistes chroniques congénitaux? Les éconophiles qui pleureront comme des madeleines sur le sort des pauvres fabricants de sacs de plastique qui vont perdre de plus en plus de ventes?
Comme lui, je me posais la question mais, j'ai trouvé la réponse hier soir en soupant. Je lisais le Journal de Québec et je suis tombé sur ce texte de Jean-Jacques Samson, Les potentats locaux.

Quelle surprise de voir qu'un chroniqueur peut s'insurger de cette façon contre un si beau projet. Quelle surprise de voir aussi à quel point, ce chroniqueur, semble dénigrer le travail des maires des petites municipalités.
Certains petits maires de l'arrière-pays se sentent parfois investis de missions divines et décident de régler le sort de la planète à partir de leur patelin.
Ce que je me demande, c'est si ce projet avait été un projet Montréalais, si sa réaction avait été la même. Peut-être aussi que sa frustration n'est seulement qu'envers le maire Gendron ? Je ne suis pas (vraiment pas) un partisan de Gendron mais, dans ce cas, je ne peux que saluer son geste !

[AJOUT 2008-01-14]
Vendredi, après la publication de ce billet, j'ai décidé d'écrire à m. Samson pour lui démontrer mon découragement face à son texte. Je n'ai malheureusement pas eu de réponse mais à ma grande surprise, ma lettre s'est retrouvée dans le courrier du lecteur du J de Q. Je vous la partage donc ici aussi (le dernier paragraphe n'a pas été publié dans le journal) !
Bonjour m. Samson,

Hier soir, j'ai lu votre texte "Les potentats locaux" et celui-ci m'a beaucoup fait réagir. Je ne comprends pas votre réaction. Je suis d'accord que le maire Gendron, de façon générale, ne veux que ce faire remarquer et il fait parti de ces hommes publiques qui m'énervent au plus haut point mais, d'attaquer son projet d'interdire les sacs de plastiques, je trouve que c'est un peu exagéré. Pour une rare fois, je trovais qu'il avait une bonne idée et pourtant, certains trouvent encore l'occasion de se plaindre de lui.

Je déplore aussi la façon dont vous traiter les politiciens municipaux de villages. Quand vous écrivez " Certains petits maires de l'arrière-pays se sentent parfois investis de missions divines et décident de régler le sort de la planète à partir de leur patelin" ça donne l'impression que vous croyez qu'ils sont là pour rien ou, encore pire, qu'ils ne valent rien. Venant moi même d'un petit village de région, je ne peux que féliciter un maire de "l'arrière-pays" qui tente de poser un geste comme celui du maire Gendron. Si cette idée était venu du maire de Montréal ou du tout nouveau maire de Québec, votre réaction aurait-elle été la même ? Laissez-moi en douter...

Je tiens aussi à vous informer que ce mouvement n'est pas quelque chose de nouveau, un autre maire - celui d'Amqui dans la Vallée de la Matapédia (possiblement trop visionnaire ou en manque de publicité me direz-vous) a lui aussi, vers la fin de l'année passée, soulevé la problématique de l'utilisation des sacs de plastique et envisage de faire passer une loi.

Pour terminer, je ne vois pas en quoi un maire de petit "patelin" ne pourrait pas légiféré sur le sujet et ainsi créer une mouvement de masse.

Vous dites aussi "Mais pourquoi s'est-il attaqué en particulier aux sacs de plastique plutôt qu'aux savons qui favorisent le développement des algues bleues ou aux divers contenants de polystyrène ?". Moi je réponds qu'il faut bien commencer en quelque part et que d'éliminer les sacs de plastique est quand même un geste simple mais qui, à long terme, peut être très bénéfique.