28 septembre 2007

Acharnement médiatique...

Hier soir, j'ai constaté (comme si je ne le savais pas déjà) à quel point les médias peuvent marquer, à quel point ils peuvent toucher, à quel point ils peuvent faire peur. Je parle de l'acharnement médiatique sur une nouvelle. Hier soir, après le souper et avant la partie d'échec, fiston était dans le salon et il a entendu une nouvelle qui parlait encore du viaduc de la concorde et tout de suite il m'a dit "Y'as pas encore un viaduc de tombé ?".

Dans sa voix, j'ai senti que quelque chose n'allait pas... Je l'ai dabord rassuré en lui disant qu'il parlait du même que l'année passée, que ce n'était pas un nouvel accident. Ensuite, quand j'ai vu qu'il avait presque la larme à l'oeil, j'ai jasé avec lui et il m'a dit que depuis qu'il avait vu ça aux nouvelles (il n'écoute pas nécessairement les nouvelles mais quand il entend des choses en boucle, il finit par s'intéresser à ce qui se passe...), il a commencé à stresser. Et que cet été, quand il est allé à la ronde, c'est à cause de ça qu'il avait peur dans les manèges qu'il avait fait l'année dernière....

J'ai comme réalisé hier, que malgré son jeune âge, et surtout malgré le fait qu'il n'aime pas les nouvelles et qu'il ne fait que les écouter par la bande, le martelage médiatique commence déjà à faire son oeuvre et je n'aime pas ça....


25 septembre 2007

Par la grande porte...

Je suis bien content (plusieurs doivent s'en douter !) du résultat des partielles d'hier ! Avec les résultats obtenus (59 %), Mme Marois entre à l'Assemblée Nationale par la grande porte. De plus, elle laisse loin derrière le candidat Adéquiste (37%), ce qui me rassure car comme je l'avais exprimé dans ce billet, je craignais un raliement des électeurs Libéraux vers le candidat Adéquiste pour mettre des bâtons dans les roues du PQ. Le taux de participation est aussi intéressant. Même si ce n'est pas le 71.28 % des élections générales de mars, c'est quand même 59.16 % des électeurs qui se sont déplacés (il faut prendre en compte que c'était une partielle et que le taux de participation est généralement plus bas qu'en générale).


Ce que ça donne comme message, c'est que le PQ n'est pas encore mort et surtout que malgré tout ce qui a pu se dire sur Marois dans les derniers jours, elle semble quand même appréciée de la population. Reste à voir maintenant comment elle va se comporter à l'Assemblée et aussi comment elle va diriger le parti...


20 septembre 2007

La complainte au garnement

Je viens de mettre la main sur Presque Tout Sol, publié aux éditions Stanké en 1997. Je suis heureux de ma découverte car j'avais déjà vu le livre en librairie au coût d'environs 40 $ mais je l'ai trouvé par hasard ce soir au Perroquet, une petite bouquinerie de Rimouski... Le livre était là depuis une 15aine de minutes et je l'ai eu pour la moitié du prix du neuf (et il est en parfait état !!!). J'ai commencé à parcourir le livre et je ne peux que m'émerveiller devant le génie de Marc Favreau. Cet homme savait jouer avec les mots et avec la langue française. Il était capable de toucher et de faire rire les gens de toutes les générations... Je vous laisse sur un texte, La Complainte au Garnement, que j'ai découvert dans ce livre....

Si au moins j'avais des lettres !

C'est important une lettre…
la lettre c'est le commencement de tous les mots
et moi justement
c'est les mots qui me donnent du mal.

Je suis pas le seul, non
ceux qui étaient là avant moi
les premiers qui sont arrivés ici :
les premiers collants
ils en ont eu du mal avec les mots,
ils pouvaient pas s'entendre avec les indigents pôvres indigents
qui parlaient pas un prêtre mot de la langue.

D'ailleurs c'est pour ça qu'on a vu arriver toutes sortes de promissionaires
des suppliciens
des bricollets
des gésiers
des insulines
et des dames de la congélation…

Ouille oui ils en ont eu du mal.
C'est pas passqu'on dialecte ensemble
qu'on se compréhensionne ouille non ! c'était vraiment la francacophonie !

Si j'avais des lettres
au moins une
je l'envoyerais
je ferais ma complainte au garnement
je lui dirais :
Monsieur le garnement libérable
(tant tellement libérable qu'il faudra bien le libérer)

Monsieur le garnement
pourquoi vous avez mis ma langue dans votre poche ?
c'est pas bien c'est vilaingue !

Vous m'en donnez une autre
une langue à ficelles
mais moi de quoi j'ai l'air ?
je sais pas m'en servir !

Votre langue à ficelles au juste c'est pourquoi
Pour que j'fasse un nœud une bonne fois pour toutes ?
un nœud pour que je me souvienne ?
un nœud pour faire du remembering ?
un nœud pour qu'elle soye mieux ma langie ? pour q'elle soye mieux pendue à votre omnipotence ?

D'accord monsieur le garnement
montrer sa langue au monde
daccord c'est pas poli
mais vous trouvez ça mieux qu'on voye ma polyglotte ?

Ah si j'avais un chat
même un chat dans la gorge
je lui donnerais ma langue il aurait pas le choix

Elle est pas si tant pôvre
vit dans un palais !
Rendez-la-moi monsieur le garnement
laissez-la-moi tranquille

Et si sans le vouloir
je mange un peu mes mots
ma langue jamais je voudrais l'avaler
et encore moins
je jure
me la faire ravaler !

Soyez assuré monsieur le garnement
de mes ressentiments les pluss distanciés
etc., etc., etc

19 septembre 2007

Les Patriotes de 1837-1838...


Dernièrement, j'ai terminé la lecture de Les Patriotes de 1837-1838 de Laurent-Olivier David. Ce qui est intéressant de ce livre, c'est que la première édition date de 1884 et que l'auteur à rencontré certaines des personnes qu'il présente... Du point de vue historique, le livre présente les évènements de 1837-1838, qui ont menés à la déportation et à l'exécution de certains Patriotes. Il présente aussi individuellement, certains des joueurs importants de la crise, pas seulement ceux dont on entend souvent parler comme Chénier, De Lorimier ou Papineau.

Par contre, le livre est quelque fois répétitif de par le fait que le même évènement peut être présenté plusieurs fois en parlant des différents Patriotes. Ce livre peut aussi ne pas plaire aux personnes qui n'endossent pas la cause des Patriotes. Malgré le fait que l'auteur semble insister sur le fait qu'il est impartial, il n'en reste pas moins qu'à la lecture, on s'imagine facilement vers quel camps il penche !

Je recommande ce livre à toute personne qui veut en apprendre plus sur cette période de notre histoire qui n'est malheureusement que trop rarement abordée dans les cours et les manuels scolaires. Pour ceux qui ne veulent pas débourser la 15aine de dollars (c'est quand même pas énorme) ou qui sont capable de lire près de 400 pages à l'écran, j'ai trouvé une version électronique du livre...


18 septembre 2007

Suicide, des chiffres troublants, une bonne action...

Je vous invite à lire le billet Internautes à la recherche de moyens pour se suicider, de Folliculaire sur son blogue Nouvelles non-censurées... Il a écrit des billets sur le suicide et il présente les surprises (mauvaises) qu'il a eu en consultant ses statistiques de visite suite à la publication des textes. Disons que ça donne la chair de poule... Tout à commencé quand il a rédigé un texte sur les méthodes d'intervention. Par la suite, voyant les mots-clés utilisés par les internautes pour accéder au billet, il a décidé de faire un autre billet qui avait comme titre Comment se suicider ? qui avait comme contenu des ressources d'aide pour les suicidaires... Pour vous donner une idée, je vous laisse un court extrait de son texte...
L’alarme que je sonne, elle est ici. Au total, 3 151 personnes, provenant du Québec, de la France, de la Suisse et de la Belgique, ont recherché un moyen pour se suicider sur le web en seulement un mois. En moyenne, j’attire 105 personnes par jour et entre cinq et dix personnes se dirigent vers un site Internet d’entraide. Aussi, plus de la moitié quitte la page après seulement quelques secondes, probablement qu’ils viennent de réaliser ma « supercherie » et ont compris que je ne les aiderais pas à mettre fin rapidement à leur vie.


15 septembre 2007

L'Amérique est un mensonge...

Je viens de voir qu'un livre sur Raymond Lévesque, publié par Les Éditions du Québécois, va sortir en novembre. Le livre semble être un genre d'autobiographie et ramassi de textes de ce grand Québécois! J'ai bien hâte de mettre la main sur cet ouvrage ! En attendant, je vous laisse sur un extrait de l'avant-propos, écrit par m. Lévesque :
Plus je vieillis, plus je prends conscience du non-sens des valeurs qui motivent les hommes. Entre autres la guerre. bien sûr, ce conditionnement criminel où les États se sont emparés des valeurs les plus nobles telles que l'Honneur, le Devoir, le Courage pour les appliquer à des actes violents qui ne sont, au fait, que Barbarie. Tous ces carnages honorés par l'histoire, qui se pointent même dans des livres scolaires pour conditionner nos jeunes aux massacres à venir. Et ce « drapeau » qui ne sert qu'à mobiliser les peuples, les diviser les uns contre les autres.


13 septembre 2007

Politik Kills

Je viens de mettre la main sur La Radiolina, dernier album de Manu Chao. Le disque est pas mal bon mais après ma première écoute, j'ai vraiment eu un faible pour le texte de Politik Kills !


politik kills politik kills politik kills

politik need votes
politik needs your mind
politik needs human beings
politik need lies

thats what my friend is an evidence politik is violence
what my friend is a evidence politik is violence

politik kills politik kills politik kills

politik use drugs
politik use bombs
politik need torpedoes
politik needs blood

thats what my friend is an evidence politik is violence
what my friend is a evidence politik is violence

politik need force
poltik need cries
politik need ignorance
politik need lies

politik kills politik kills politik kills

politik need force
poltik need cries
politik need ignorance
politik need lies

politik need force
poltik need cries
politik need ignorance
politik need lies

politik kills politik kills
C'est quand même une belle représentation de la politique (américaine ?) telle qu'elle est vécu depuis longtemps !

Octobre 70...

J'ai écouté, hier soir à TéléQuébec, la nouvelle série Octobre 70. Depuis que j'avais vu les annonces que j'attendais l'arrivée de cette série qui fait un survol d'une étape importante de notre histoire récente. Malheureusement, j'ai l'impression que cette série ne marquera pas l'histoire de la télévision.

Premièrement, la série a été tournée en anglais et ensuite traduite. Bien que la traduction ne soit pas trop mauvaise, reste que c'est de la post syncro et ça paraît.

Deuxièmement, bien que le choix des acteurs n'est quand même pas si mal (Hugo St-Cyr dans le rôle de Paul Rose, Mathieu Grondin dans le rôle de Jacques Lactôt, Patrick Labbé dans le rôle de Julien Giguère, qui dirige l'escouade antiterroriste de Montréal, Pierre Bernard dans le rôle de Pierre Laporte), il y a quelque chose qui cloche et j'ai eu de la misère à embarquer. De plus, Karine Vanasse joue un rôle de fiction qui est une incarnation de 3 femmes qui ont gravités autour de la crise. Le maire Jean Drapeau est quand à lui interprété par André Lacoste mais la présence de 4 secondes hier m'a tellement fait rire que je n'avais pas reconnu l'acteur. Dans cet artice de Cyberpresse, le Jean Drapeau de la série et présenté de la façon suivante : "Jean Drapeau caricatural à l'excès, digne d'un vieux sketch de Bye Bye" et c'est tout à fait vrai !

Sur le plan historique, la série semble quand même bien, avec un léger (je dis bien léger) survol des événements pré-crise de 1963 à 1970 avec des images d'archives. Donc, dans l'ensemble, la série demeure un élément intéressant pour quelqu'un qui veut en savoir un peu plus sur les événements et elle ne fait pas dans la propagande autant suoverainiste que fédéraliste, ce qui fait qu'elle s'adresse à la population en général. Je vais donc continuer de la suivre jusqu'au boût !
Si Octobre 70 n’est pas un documentaire à proprement parler, la vérité historique des événements est rigoureusement respectée. Les auteurs — Wayne Grigsby (ENG, Trudeau) et Peter Mitchell (Cold Squad) — se sont essentiellement référés au rapport de la Commission Duchaîne, lequel a reconstitué le déroulement des événements, tant à la police que chez les gouvernants et les felquistes. Quelques scènes fictives comblent les plages d’information manquante.